expositions
EXPOSITION CHAMAILLARD - CABANIS - CHOLAT du 2 au 16 OCTOBRE 2014
APPARITIONS & DISPARITIONS DE LIGNES ET DE COULEURS OUVRENT ICI UNE LECTURE, DONNENT UNE DIRECTION, PROPOSENT UN MOMENT DE RÉFLEXION SUR LA CIRCULATION DES CORPS, DU REGARD OU DE LA PENSÉE.
« Il s'agit, comme bien souvent dans mon travail de ramener la femme au premier plan. Je crois qu'on peut dire qu'il s'agit d'un travail assez féministe ! Dans cette optique, la sainte Vierge devient le symbole ultra reconnaissable et respecté de « La femme ». Ici, Marie est "hybridée" (hybridation, thème récurant de mon travail), associée avec un personnage issu de la culture populaire japonaise, le « Super Sentaï », héros du type "Bioman", la série télévisée diffusée en France par le club Dorothée dans les années 1980. La série raconte les aventures d’un groupe de héros luttant pour sauver la Terre d’extraterrestres agressifs. Ils ont pour leader un homme (« Force rouge »). Dans cette série, très représentative d’une époque, les filles sont présentes, moins nombreuses et cantonnées à des rôles subalternes voire décoratifs. En aucun cas, elles ne sauraient être considérées comme leader. Avec ce travail autour des « Forces fluos », la femme revient au premier plan. C’est elle la Super Héroïne. Dans la pop culture, que j’affectionne pourtant particulièrement, le héros est masculin. Mon travail tente d'éclairer la femme d’un jour nouveau, héroïne de l'ordinaire comme de l'extraordinaire. Quoi de plus lumineux que le fluorescent pour appuyer ce travail sur les super Sentaï ? Forces fluos, c'est l'éclairage sur l'héroïsme féminin. La dénonciation d'une dévalorisation passive de la femme par la sur-valorisation de l'homme à travers les supers héros. »
« …Bien que les statues que je récupère ne soient pas des objets uniques, puisque réalisées en série à l’origine, chacune a une histoire qui lui est propre. On peut imaginer… Elle a eu sa vie, investie d’un pouvoir mystique peut être, posée sur le buffet, à coté de la danseuse de flamenco, elle a vu le gigot du dimanche sur la table, et la balle du chien lui décapiter la tête et puis elle s’est dévalorisée, vendue pour quelques euros sur une brocante. En la récupérant, je change son destin, je la rends unique, d’une façon différente. Je fais mes expériences, mes associations, et m’amuse tout en essayant de donner du sens. Avec le temps, j’ai constaté les émotions que mon travail suscite. Certains peuvent être choqués, d’autres sont aussi émus, quelque soit leur croyance. Chacun possède une histoire personnelle avec la foi et de cela dépend leur réaction face à mes détournements. Mon travail n’a pas la prétention d’apporter des réponses, il soulève des questions, de foi, de femmes, de société, du XXIème siècle. » Soasig Chamaillard
Après une formation préparatoire avec l'artiste Annette Huster, Anne-Flore Cabanis a suivi les ateliers de Bernard Piffaretti, Sylvie Fanchon, Dominique Figarella (atelier P2F) et Philippe Cognée, ainsi qu'un workshop de l'artiste Sophie Calle, à l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris dont elle sort diplômée en 2007. Elle y a développé un univers plastique très personnel à partir de sa pratique du dessin. Depuis 2001 elle dessine un tracé aléatoire au stylo sur papier. Cette écriture obéit à des règles simples : une ligne dessinée à main levée qui ne se croise pas et dont les angles sont toujours des angles droits. Le résultat est organique et suspend l’attention dans un flottement introspectif. C’est une partie de ce travail que présente la galerie caroline tresca. Dans le prolongement de cette écriture sur papier, ses interventions in situ jouent avec l’architecture de lieux privés ou publics. En rompant un silence visuel, elles révèlent la présence de mouvements invisibles choisis. Ces apparitions et disparitions de lignes et de couleurs ouvrent une lecture, donnent une direction, proposent un moment de réflexion sur la circulation des corps, du regard ou de la pensée. Interventions récentes : Centquatre (Paris), quartier d'Ixelles (Bruxelles), collège Gabriel Péri d'Aubervilliers (93), gare de Metz, à la Filature (scène nationale de Mulhouse). Actuellement aux Galeries Lafayette (Paris).
« Je crée un univers métaphorique en reliant notre présence au mystère de la création où la vie intérieure prend une dimension cosmique, où l’espace devient éternité pour un retour aux origines. C’est un voyage de l’infiniment petit à l’infiniment grand, dans un monde où le visible et l’invisible se rejoignent, dans lequel la terre-mère devient une matrice accueillante pour les âmes messagères de l’univers, où terre et lune s’unissent pour un jeu alchimique. Tels des mandalas, ces sphères flottent dans un océan cosmique. Le mystère de notre présence trouve son origine dans l’au-delà. Le corps se révèle en écho. Nos cellules vibrent en harmonie avec les vibrations du végétal, du minéral, de l’animal et du cosmos. À travers ces dessins, l’équilibre fragile du monde s'ouvre à notre déséquilibre intérieur. La peau n’est plus une simple protection, mais l’interface sensible aux vibrations du vivant comme une plante en harmonie avec l’énergie de son environnement. Le bien et le mal ne s’opposent plus. L’ombre et la lumière ne font qu’un. L’une n’existe que par l’autre. Le crépuscule fait advenir la lumière de l’aube. L’ombre permet de mettre en lumière la beauté du monde. » Capucine Cholat
galerie caroline tresca
14, rue Servandoni - 75006 PARIS
du mardi au samedi, de 14H00 à 19H00
T +33 (0)1 43 26 80 36
M +33 (0)6 17 19 73 57














































































