PIERRE ELIE de PIBRAC
IMG
type:
- photo
Pierre-Elie de Pibrac cherche perpétuellement à faire évoluer l’image en inventant de nouveaux concepts et en concentrant une partie importante de son travail sur l’interaction entre l’image et son support, sans écarter les jeux de lumière, de lignes et de formes. Dès lors, sa production ne se résume plus à l’accumulation de simples images, mais à l’élaboration de véritables "objets photographiques".
PIERRE ELIE de PIBRAC
Né à Paris en 1983, Pierre-Elie de Pibrac est un photographe plasticien français. C’est en 2005, au cours d’un voyage à New York, qu’il s’essaie, pour la première fois, à la photographie. En 2009, il travaille à l’Agence Vu’ et collabore avec des grands noms de la photographie tels que Denis Darzacq, Claudine Doury ou encore Rip Hopkins. Cette même année, alors fraîchement diplômé d’une école de commerce, Pierre-Elie de Pibrac décide de se consacrer entièrement à la photographie en devenant indépendant. En 2010, grâce à un travail audacieux sur la perception, sa série intitulée "American Showcase et Les Frontières de la Perception" est bien reçue par le public et la presse française. Un livre intitulé "American Showcase" sera édité par Archibooks. En 2012, à travers un reportage sur les "Real Life Super Heroes", l’artiste revient avec une nouvelle série. À cette occasion, son reportage « Real Life Super Heroes » fait l’objet d’un livre éponyme publié par les éditions Serious Publishing / PAPELart.
A propos de la série : Real Life Super Heroes « En chacun de nous sommeille un héros »
Pierre-Elie de Pibrac a réalisé ce reportage aux Etats-Unis entre juin et août 2010.
"Aujourd'hui, de plus en plus de personnes, de plus en plus tôt, sont délaissées et livrées à elles-mêmes. Nous les côtoyons au quotidien mais ne les voyons pas forcément. Aux Etats-Unis, un phénomène récent et pour le moins surprenant, prend de l'ampleur. Il vise à s'attaquer de front et de façon décalée à la fatalité de la misère ou de la violence, de l'incivilité ou de l'inculture. Ils sont aujourd'hui près de 200, des personnes, comme vous et moi, qui contribuent à faire du bénévolat un acte civique extraordinaire en exploitant des figures mythiques, des personnages fictifs emblématiques sortis tout droit de l'histoire américaine du cinéma, de la bande dessinée ou plus précisément des comics.Ce qui leur donne leur caractère de super héros, c'est évidemment les costumes qu'ils arborent au cours de leurs missions. Un acte de travestissement unique et décalé qui se traduit chez les uns par le besoin de se faire remarquer sinon accepter, chez d'autres par l'envie d'être drôle, attachant, avec une bonne dose d'humilité. Pourtant, quelle que soit la "casquette" qu'ils se choisissent, on comprend qu'il ne s'agit pas que de simples déguisements. Ces personnes sont en total décalage avec le monde associatif ou en encore la société européenne qui n’a pas été bercée dans l’univers des Comics, mais leur message universel en font vraiment des héros du quotidien faisant d’actes citoyens ordinaires des actions extraordinaires."
Pour marquer ce décalage et pour présenter ces personnages, Pierre-Elie de Pibrac redéfinit le support photographique en l’intégrant dans l’univers des RLSH. Pour y parvenir, l’artiste a réalisé trois types d’œuvres :
1 / Les photosculptures
2 / Les photofigurines
3 / Les boîtes lumineuses
1 / Les Photosculptures
dimension : 135 x 110 x 25 cm
édition en 3 exemplaires
technique mixte, photographie, impression sur matière brute
Captés dans une posture emblématique choisie pour immortaliser l’essence de leur personnage, ces Super Héros voient leur image associée au matériau urbain représentatif de leur ville de prédilection, tel Batman à Gotham City ou Superman à Metropolis. Ainsi contextualisés, ces Super Héros prennent corps en toute légitimité dans une sorte d’osmose avec le “terrain”.
Plutôt qu’utiliser le support indifférencié du papier, le photographe a préféré immortaliser ces Super Héros dans la matière brute (béton, bois, briques, rouille, zinc…), échantillon de cette « Real Life » en adéquation avec leur espace de jeu. L’artiste a ainsi cherché à créer un passage symbolique entre l’humain et la matière, une incarnation qui rend soudain le matériau consubstantiel avec le propos artistique, qui agrège le minéral avec le motif humain. Les photographies sont incrustées dans différents matériaux typiques des villes qui ont vu grandir les Super Héros. Le matériau choisi est symbolique de la ville du héros représenté par la photo.
Chaque photosculpture est ensuite mise en valeur dans une caisse de transport en bois destinée à les extraire de leurs univers et les exporter telles des « reliques », comme si ils venaient de débarquer en France. C’est en réduisant l’écart de la relation généralement convenue entre l’image et son support, en intégrant dans l’œuvre le socle matériel idoine à chacun, que Pierre-Elie de Pibrac a cherché à agréger signifiant et signifié.
2 / Les Photofigurines
Depuis le monde antique, la reproduction statuaire du personnage héroïque est un passage essentiel à sa mythification. Pierre-Elie de Pibrac a ainsi voulu reproduire en trois dimensions ces personnages réels, figés dans l’exacte posture emblématique qu’ils avaient choisie, lors du premier rendez-vous avec l’artiste, pour imposer l’image officielle qu’ils tenaient à donner d’eux-mêmes. Ces figurines en résine et peintes à la main font 25 cm de haut. Ces dix statuettes sont inspirées de ces « apôtres postmodernes », ces dix super héros les plus représentatifs de ce phénomène de société.
Le photographe a choisi de présenter ces pièces sous forme de diptyques. Ces diptyques sont constitués de deux pièces distinctes et juxtaposées : d’un côté les figurines dont la valeur témoin est celle d’une matrice, de l’autre leur photographie agrandie, protégée par un verre d’exposition.
Tels des jouets neufs, ces figurines sont positionnées dans des chips de calage agglomérées, cette neige industrielle et protectrice sélectionnée par l’artiste pour sa compatibilité d’évocation avec les idées de rareté, de fragilité ou de pureté.
De format modeste, ces boîtes ne sont pas sans rappeler les boîtes entomologiques pour collectionneurs de papillons d’exception. Une présentation statique qui donne aux Super Héros une valeur de spécimen. Cependant, à la différence des boîtes à papillons, le photographe a délibérément retiré le verre protecteur afin de désacraliser ses figurines. Ainsi, n’étant pas protégées, ces figurines sont destinées à s’éroder au contact de la réalité, à prendre la poussière, à vieillir, à s’abîmer et à céder même au désir tactile du visiteur de les manipuler, de s’emparer de cet objet de désir ou d’admiration. En un mot de les «déséterniser» en les livrant aux intempéries du monde extérieur dont ils seront l’objet en tant qu’idoles, comme dans la vraie vie car en fin de compte nous sommes tous des mortels.
La deuxième phase de la démonstration artistique de Pierre-Elie de Pibrac consiste à photographier ces figurines en tant que moment arrêté dans le temps, représentant la sacralisation du héros par sa duplication : des images tirées en grand format puis encadrées et protégées d’un verre. À l’opposé des boîtes figurines, cette seconde galerie de portraits vise à immortaliser le Super Héros, à le magnifier en le rendant intouchable, invincible.
C’est de cette dialectique entre l’original et la copie, le petit et le grand format, le plan et le volume, la pérennité du verre et la désintégration que, dans la durée, s’installera la part interactive de la démonstration conceptuelle. Ce dispositif de mise en abyme conçu en deux temps est réalisé en trois exemplaires seulement.
Pour chaque portrait :
Un diptyque composé de deux pièces :
- D’une figurine en résine peinte à la main (reproduite en trois dimensions, 25 cm de haut), fixée par une attache amovible, entourée de chips de calage en polystyrène et encadrée par un cadre en bois blanc sans vitre. Dimension 52,5 x 42 x 10 cm. Edition unique
- D’un tirage photo couleur de la figurine en résine peinte à la main et photographiée à la chambre, impression sur papier Baryté, encadré par un cadre blanc avec vitre. Diemnsion 174 x 132 x 8 cm. Edition unique
Et
Un tirage photo couleur :
Une photo de la figurine en résine peinte à la main et photographiée à la chambre, impression sur papier Baryté, encadré par un cadre blanc avec vitre. Deux formats.
Dimension 130 x 100 x 8 cm. Edition en 3 exemplaires
Dimension 100 x 78 x 8 cm. Edition en 5 exemplaires
3 / Installation lumineuse : la surimpression archétype
Technique mixte, Duratrans, Plexiglas, métal et Leds
10 boîtes de 34cm x 45cm x 8 cm
Edition en 5 exemplaires
Pour développer son troisième concept, Pierre-Elie de Pibrac a réfléchi sur l’idée de transparence. Fondée sur la fusion des identités, il s’agit d’une œuvre pensée en couches successives, une œuvre qui emprunte aux techniques de superposition propres à celles du pastel. Il s’agit de tirages en surimpression qui, éclairées aux leds par le fond de la boîte, permettent de fusionner les images de ses figurines pour faire surgir l’archétype de ce qui quelque part les rassemble; leurs âmes en quelque sorte; une agrégation de silhouettes qui, comme pour préserver leurs différences, laisse le choix au regard d’en deviner chaque particularité.
Chaque boîte s’allume l’une après l’autre de gauche à droite et s’éteint en sens inverse. Ainsi, nous pouvons voir la multiplication de ces super héros dans notre société. Le premier est visible, unique, original mais plus le mouvement grandi, plus ils sont nombreux, plus ils se normalisent et plus le premier super héros se fond dans la masse et devient invisible. Les médias s’intéressent aux autres et finissent par l’oublier, tout comme la société oublie ses héros.
Pierre Elie de Pibrac accorde une grande importance au choix des tirages qui participe à sa réflexion sur le concept de la perception. Innovateur, il cherche perpétuellement à faire évoluer l’image en inventant de nouveaux concepts et en concentrant une partie importante de son travail sur l’interaction entre l’image et son support, sans écarter les jeux de lumière, de lignes et de formes. Dès lors, sa production ne se résume plus à l’accumulation de simples images, mais à l’élaboration de véritables « objets photographiques », au sens propre. L’illusion optique perçue dans son travail est le résultat d’un procédé élaboré et méticuleux. Ses photographies sont tirées sur d’épais blocs en Diasec polis aux diamants (série "Américan Showcase"), sur d’immenses bâches allant jusqu’à 100m2, ou encore sur des matériaux bruts (bois, pierre, béton, zinc, brique, bitume…) pour la série "Real Life Super Heroes". L'originalité de cette œuvre fait de Pierre-Elie de Pibrac un témoin photographique avant-gardiste de notre époque. Lauréat de nombreux concours de photographie, son travail a été exposé dans de nombreuses galeries et festivals en France et à l’étranger.
EXPOSITIONS PERSONNELLES (sélection)
en 2013
Exposition Real Life Super Heroes, médiathèque de Rouen, mars
en 2012
Exposition Real Life Super Heroes – En chacun de nous sommeille un héros, juin-septembre, PAPELart, Paris
Exposition Real Life Super Heroes – En chacun de nous sommeille un héros, mai, Opera Gallery, Paris
en 2011
Exposition géante Real Life Super Heroes, septembre, Festival Souterrain Porte VI, Nancy
Exposition géante Real Life Super Heroes, mai, Festival de la Photographie de Toulouse
en 2010
Exposition American Showcase, novembre & décembre, Transacmer, Paris
Exposition American Showcase, juin, Fouquet’s, Paris
Exposition American Showcase, juin, Galerie ADP, Genève, Suisse
Exposition American Showcase, mai, Festival de la Photographie de Toulouse
Exposition American Showcase, février & mars, Galerie d’En Face, Paris
EXPOSITIONS COLLECTIVES (sélection)
en 2012
Exposition Link, Grand Palais, Paris
American Showcase à l'Affordable Art Fair avec la galerie Salomon Duval, Bruxelles
Exposition Mesure et Démesure, hommage à Lucien Hervé, Galerie Maubert, Paris
en 2011
Exposition MAP à Paris, octobre, Art for Smile - DarQroom, Paris
Exposition Flashart, Whart – L.A. Gallery – NM Gallery, septembre, Aix en Provence
Exposition Slideluck Potshow, juin, Le BAL, Paris
Exposition Atemporel, avril & mai, Central Color, Paris
en 2010
American Showcase à Cutlog avec U&I Art
American Showcase à Paris Show Off avec Boucaud Fine Arts
Exposition et vente aux enchères, juillet, Maison de l’Amérique Latine, Monaco
Exposition Instantanées de Croatie, année 2010 à Lyon, Reims, Auxerre, Lille, Rennes et Reuil Malmaison
Exposition Instantanées de Croatie, avril & mai, FNAC Wilson, Toulouse
Exposition American Showcase, avril, Lille Art Fair
Exposition American Showcase, mars, Art Metz
EDITION
American Showcase aux éditions ArchiBooks
Real Life Super Heroes aux éditions Serious Publishing / PAPELart
PRIX ET CONCOURS
en 2011
Lauréat Slideluck Potshow Paris
en 2010
Premier Prix Concours BASF-Glasurit
en 2009
Lauréat Grand Concours Photo du Magazine PHOTO
Lauréat Concours Pikeo Expressions Libres
Finaliste Grand Prix SFR Jeunes Talents
Lauréat Concours SFR Jeunes Talents, Festival de la Photographie de Toulouse
Lauréat Concours Good Planet
en 2008
Finaliste Grand Concours Photoreportage Etudiant PARIS MATCH
Premier Prix du Concours Pikeo / Magazine PHOTO
Élu meilleur photographe Pikeo par Yann Arthus-Bertrand
Lauréat Concours SFR Jeunes Talents pour les Transphotographiques de Lille
en 2007
Lauréat Grand Concours Photo du Magazine PHOTO
en 2006
Lauréat Grand Concours Photo du Magazine PHOTO
REVUE DE PRESSE (sélection)
presse écrite
Le Figaro
Technikart
A Nous Paris
Archistorm
Art Actuel
Geek le Mag
Toulouse Mag
La Dépêche
Libération
Le Parisien
audio-visuel
Le LabÔ sur France Ô
Entrée Libre sur France 5
La Nouvelle Edition sur Canal +
La Matinale, Canal +
Journaux télévisés : Canal + / I Télé / D8 / M6










